autodidacte,dessin automatique,dessins, humour, souvenir, ressenti: sur mes dessins au moment où je les fais, au moment où je les décris, concernant des instants qui m'ont émue, paroles d'enfant, personnes ou objets croisés etc... blessures, injustices
merci à vous touss', amis bloggueurs, pour vos gentils mots, dans cet instant difficile,
vos mots, qui nous ont fait du bien, vos mots apaisants, à vous, inconnus si présents, vos mots réconfortants de vous, gens si loin, vos mots qui m'étonnent et m'émeuvent, moi, si petite personne, vos mots du coeur, qui me donnent envie de rester humble...
lettre à jean-pierre,
ça ne va pas çà jean-pierre,
non ça ne va pas,
vous n'avez jamais fait les choses à moitié,
ça c'est sur...
tout était prévu,
les choses fin prêtes,
et pourtant vous l'avez bien vu,
vous, étiez là,
présent, dans votre cercueil,
vous l'avez vu, vous l'avez entendu,
l'Autre, en costume de circonstance,
dire à votre épouse perdue dans le chagrin,
que votre convention signée, (la fameuse convention obsèque)
n'y suffirait pas,
que de l'argent encore
il faudrait sortir,
(beaucoup d'argent)
vous l'homme de lettre,
et pour qui les chiffres sonnaient comme une musique,
vous seriez surpris de savoir à quel point l'administration est bête,
si, si, je vous l'assure,
votre simple mort a fait sortir les charognes en tout genre de leur trou,
je vous le promets jean-pierre, dès aujourd'hui,
de faire le nécessaire, à mon possible,
pour que mon gendre votre fils,
pour que ma fille votre bru,
pour que mes petits enfants qui sont aussi les vôtres,
n'aient pas à subir de telles stupidités au jour de mon départ,
je vous fais une autre promesse,
vous auriez pu vivre peut-être,
si vous aviez été greffé,
mais il y a trop peu de dons d'organes,
pour les besoins...
alors jean-pierre,
j'ai glissé dans mon porte-feuille,
une petite lettre,
en attendant d'avoir une carte de donneur,
car voyez-vous
mon corps,
tel un vêtement de mon âme,
à ma mort,
ne doit pas être jeté,
après tout, mes vêtements je les donne quand je ne les porte plus,
voilà tout ce que je voulais vous dire et faire partager à mes lecteurs, avant que la colère qui monte n'explose,
notre lien physique était nos enfants depuis dix sept ans,
notre lien psychique est le respect et l'amitié...
pour accompagner cette lettre, je joins des photos faites par Antoine, mon petit fils, il est extraordinaire ce gamin, il a un don pour "voir" les photos à prendre, et... pour un gamin de dix ans à peine... pas mal...pas mal...